Quitter Paris… un pari gagnant ?

Mal aimée, la ville de l’amour ?

Chez Movinga, nous sommes tombés sur un hic. En effet, Paris a beau se tailler la part du lion dans les flux de population issus de la Province, il nous est impossible d’ignorer les nombreux utilisateurs qui font appel à nous pour quitter Paris. La capitale de l’art de vivre serait-elle devenue invivable ? De fait, si l’on en croit de récentes études, ce seraient plus de 50% des franciliens qui songent à plier bagage, déçus, sans doute, par la vie que Paris leur réserve. Mais qui sont ces Parisiens prêts à partir de Paris pour refaire leur vie ? Entre nous, font-ils le bon choix ?


Sommaire

1 – Les raisons d’un désamour : mais pourquoi quitter Paris ?
A – Paris, Ville cliché ?
B – Chômage et envolée des prix : la dure réalité
C – Un état d’épuisement généralisé
D – Une ville sous haute pression?
2 – Partir de Paris, soit, mais où ?
A – Partir de Paris pour Lyon
B – Partir de Paris pour Marseille
C – Partir de Paris pour le sud
D – Partir de Paris pour la banlieue


Les raisons d’un désamour : mais pourquoi quitter Paris ?

Ah Paris… Te rappelles-tu l’époque où ton nom suffisait à charrier des images d’insouciance, de vie légère, et de jeunes tourteraux se bécotant au son des musettes et des remous de la Seine…?

Paris, Ville Cliché ?

Les poncifs ont la vie dure : immortalisés par tout un arsenal de cartes postales, porte-clefs souvenirs et autres boules à neige, ils refont régulièrement surface sur le grand écran comme s’il leur restait une once de réalité. Que l’on pense à Midnight in Paris de Woody Allen, ou encore au Fabuleux destin d’Amélie Poulain, tout porte à penser que la Ville Lumière n’est plus tout à fait à la hauteur de sa réputation, ni de ses multiples surnoms plus anachroniques les uns que les autres. Autrefois capitale de la joie de vivre et des nuits endiablées, Paris n’offre pas grand chose aux amateurs de clubs et de virées nocturnes, si bien qu’aujourd’hui, elle est très loin de rivaliser avec Berlin, Londres ou Barcelone.

Chômage et envolée des prix : la dure réalité

De l’avis des grincheux, ce vieux Paris aux tons sépia serait avant tout l’apanage de quelques quartiers huppés, un décor de bon vieux temps tout juste bon à susciter la ferveur des touristes, et à justifier des loyers astronomiques. Pour autant, faut-il en croire les cassandres pour qui Paris serait devenu synonyme de désaffection, énième ville moribonde qui, vautrée sur des lauriers desséchés, n’offrirait pas de place à la créativité, à la légèreté et à la décontraction ?

Prenons le quartier latin : le constat est aussi amer qu’indéniable. Les librairies se recyclent à vue d’œil en boutiques de vêtements, tandis même que les bistrots cèdent aux Starbucks, et la vie de Bohème à l’étal des grandes marques et des enseignes de luxe. Dans notre monde, Amélie Poulain a probablement du mal à joindre les deux bouts, et envisage sans doute elle aussi de partir de Paris (qui sait, peut-être même à l’aide de Movinga ?).

De fait, en l’espace de 5 ans, la plus belle ville du monde a essuyé plus d’un million de départs. Jeunes ou moins jeunes, aisés ou fauchés, étudiants ou jeunes professionnels – qui ne s’est jamais retrouvé, un jour, le moral à plat et l’injure aux lèvres, prêt à prendre ses cliques et ses claques pour ne plus jamais, jamais, avoir à supporter les revers de la vie parisienne ?

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Un état d’épuisement généralisé ?

Les raisons de partir de Paris sont aussi variées que subjectives, et il est impossible d’assigner ces départs à un profil type. Tout d’abord, nombreux sont les étudiants qui se rendent compte, au terme de leurs études, que le monde professionnel ne leur tend franchement pas les bras. Et pour cause, la capitale de l’Hexagone arrive en 3e position des villes où la part des chômeurs est la plus élevée. Enfin, aux étudiants, il faut bien sûr ajouter toutes celles et ceux que la cherté de la vie ne laisse plus respirer, toutes celles et ceux qui, approchant de l’âge de la retraite, se sentent dépassés par le rythme parisien.

Une ville sous haute pression

Si Paris et son art de vivre jouissent d’une réputation mondiale, il faudra bien admettre que seule une poignée de happy few a l’impression d’en profiter. Pour le commun des mortels, il faudra faire avec les parcs noirs de monde au premier rayon de soleil, et sur le gazon desquels il est strictement défendu de s’asseoir. Ajoutez à cela les traditionnels pics de pollution aérienne, les transports en commun frisant, dans le cas de certaines lignes de métro, des niveaux de sinistrose inouïs, sans oublier un coût de la vie à faire pâlir votre carte bancaire. Alors, chère, froide, arrogante, guindée, élitiste, polluée, triste et sans gêne… Paris serait-elle tout bonnement surfaite ?

Quitter la région parisienne, soit, mais où ?

déménager dans une autre régionLoin de nous l’intention de jeter Paris et ses habitants aux orties – la ville manquant singulièrement d’espaces verts, nous serions bien en peine d’en trouver. A vrai dire, la rengaine sempiternelle des reproches qu’on adresse à la Paris fait elle aussi partie de ces clichés qui masquent la véritable nature de cette ville unique. Quitter Paris, cela implique de faire une croix sur une offre culturelle incomparable, tant par sa variété que par son accessibilité. Théâtres, restaurants, architecture, sorties : Paris est à proprement parler une ville monde, recelant des surprises à chaque coin de rue, qu’il s’agisse d’une librairie ancienne, d’un monument énigmatique ou d’une grand-mère à trottinette.

Un paragraphe ne suffirait pas à faire le tour de Paris et de ses charmes, mais notre article sur la vie à Paris vous en donnera un bref aperçu !

A. Quitter Paris pour Lyon ?

Lyon ne manque pas de ressources pour attirer les déçus de Paris ! Restaurants, vie culturelle, qualité de vie… A bien des titres, Lyon a de quoi rivaliser avec la capitale de l’Hexagone. Pour plus d’informations, consulter notre billet sur la vie à Lyon !

B. Quitter Paris pour Marseille ?

Vous risquez de vous faire des ennemis… En effet, cela fait des années que la rivalité règne entre Paris et Marseille. Autant l’une est devenue le symbole de l’élégance et de l’art de vivre à la française, autant l’autre se distingue par son désordre pittoresque et son tempérament à fleur de peau. Pour plus d’informations, consulter notre billet sur la vie à Marseille !

C. Quitter Paris pour le sud ?

Les villes, ce n’est peut-être pas votre tasse de thé. Comme beaucoup, peut-être rêvez-vous de tout planter pour vous retirer dans un cadre de vie plus tranquille, et si possible, choyé par le soleil et le bord de mer ? Dans ce cas, le sud est sans doute fait pour vous. Mais avant de réserver votre déménagement, consultez notre article sur le changement de région – gare au dépaysement !

D. Quitter Paris pour la banlieue ?

Avec l’augmentation du prix des loyers à Paris, de plus en plus de Parisiens se tournent également vers la proche banlieue parisienne pour y trouver des logements à des prix plus abordables.

La Seine-Saint-Denis est par exemple le département dans lequel la population augmente le plus fortement en Île-de France, portée par le dynamisme de villes comme Saint-Ouen, Montreuil ou encore Pantin. En effet, ces villes proches de la capitale française et facilement accessibles en métro attirent de plus en plus de Parisiens à la recherche d’un cadre de vie plus confortable et de logements plus spacieux qu’ils trouvent grâce à un déménagement en Seine-Saint-Denis. Peu à peu, le département se détache de sa mauvaise image pour attirer une population issue de la classe moyenne.

Il en va de même dans le plus bourgeois département des Yvelines, qui voit lui aussi de plus en plus de Parisiens déménager dans les Yvelines. Avec une population en augmentation constante quand la capitale ne cesse, elle de perdre des habitants, le département attire de plus en plus les jeunes familles attirées par un cadre de vie plus vert, notamment au fur et à mesure que l’on s’éloigne de la Ville Lumière.