Allergie moquette dans un appartement en location : quelles sont les démarches ?

Voilà déjà plusieurs jours que vous avez eu la satisfaction d’emménager dans votre nouveau logement, et déjà des symptômes gênants se font ressentir lors de vos premières nuits dans la chambre recouverte d’une épaisse moquette. Irritation de la gorge, quintes de toux sèche… Feriez-vous partie, sans le savoir, des 2 à 3 % de Français souffrant d’une allergie aiguë aux acariens ? Comment réagir dans une telle situation ? Votre déménageur Movinga vous dit tout !


Sommaire :

1 –Le locataire allergique peut-il retirer la moquette ?
2 –Par sécurité, privilégiez le dialogue en toutes circonstances
3 –Autres conseils utiles en cas de moquette allergène
4 –Le déménagez !


Le locataire allergique peut-il retirer la moquette ?

En tant que locataire, pouvez-vous modifier l’intérieur du logement à votre guise et, notamment, procéder à l’enlèvement d’une moquette où pullulent de charmantes bestioles microscopiques ? La loi du 6 juillet 1989, qui régit la plupart des relations entre le locataire et le propriétaire, a établi une distinction classique, mais pas toujours claire, entre la notion d’ « aménagement » et celle de « transformation » du logement. Dans le premier cas, le locataire a la possibilité de procéder aux travaux sans même en aviser le propriétaire. Dans le deuxième cas, il ne pourra se lancer dans le chantier que s’il obtient au préalable son accord écrit.

Selon la jurisprudence (et notamment une décision de la Cour d’appel de Nancy du 1er février 1995), le remplacement des revêtements de sol relève de l’aménagement, ce qui signifie en théorie que vous pouvez prendre les devants et enlever la moquette coupable de tous vos tourments.

Par sécurité, privilégiez le dialogue en toutes circonstances

La loi est donc de votre côté, mais faites néanmoins preuve de prudence. D’autres juridictions, par exemple, ont pu donner gain de cause au propriétaire dans le cas inverse d’un locataire qui s’était décidé à poser de la moquette sur du parquet ! L’incertitude régnant, il est donc fortement recommandé de prévenir votre propriétaire et de l’informer du problème. S’agissant d’un problème de santé, la plupart ne feront de toute façon aucune difficulté à l’enlèvement de la moquette.

Notez que ces travaux, dans tous les cas, resteront à la charge du locataire. En contrepartie, le propriétaire n’aura pas le droit de vous demander un réaménagement des lieux dans leur état initial au moment de votre départ.

Autres conseils utiles en cas de moquette allergène

La moquette ne constitue pas, en soi, un problème si elle fait l’objet d’un entretien adéquat. La prolifération des acariens ne se produit en général que dans des intérieurs confinés et peu aérés. Une bonne habitude peut donc consister à aérer au moins dix minutes le matin et le soir, même si le temps est peu propice. Le passage régulier de l’aspirateur est évidemment un plus, surtout si vous prenez le soin d’ouvrir la fenêtre en même temps pour favoriser l’évacuation des particules.

En cas de situation déjà très dégradée à votre arrivée, n’hésitez pas à louer une shampooineuse de moquette pour assainir le revêtement et le nettoyer.

Rappelons enfin que le linge de lit peut lui aussi être propice au développement des acariens si vous ne prenez pas la peine de le changer au moins une fois par semaine.

Et si vous déménagiez pour régler le problème ?

Si l’allergie ne se calme pas malgré toutes les démarches engagées, l’origine du mal peut être ailleurs. En dernier recours, il peut être alors judicieux de déménager à nouveau.

Movinga constitue votre partenaire de référence pour un déménagement rapide et imprévu. Vous profiterez à la fois d’une réactivité extrême grâce à la possibilité d’établir un devis en ligne et en quelques clics, et d’un tarif particulièrement compétitif. Sachez que le développement d’une allergie vous donne le droit à un préavis réduit (un mois seulement) si vous produisez un certificat médical et que vous joignez ce document à votre lettre de préavis.

Depuis la loi ALUR, le préavis réduit pour raison de santé n’est en effet plus réservé uniquement aux locataires âgés de plus de 60 ans.